Une AG à coeur ouvert
Mardi dernier, la SOGÉÉCOM a tenu sa dernière assemblée générale de la session. il est faux de prétendre que les débats faisaient consensus. Mais la lutte continue, et les militant-e-s veillent toujours au grain.
Tels qu'ils et elles se doivent de le faire, les exécutant et les exécutantes de la SOGÉÉCOM ont annoncé une assemblée générale régulière le 22 novembre, en vue de la tenir le 29 novembre, soit mardi dernier. Une affiche voyante, mais certainement pas provocatrice, ainsi que des tracts et un kiosque ont servi à annoncer à la population étudiante du collège qu'on sollicitait encore une fois leur participation à un processus démocratique. Et ils étaient nombreux à répondre à l'appel. Au plus fort de l'assemblée générale, on a constaté un quorum d'environ 200 personnes !
Des rumeurs trompeuses
Il serait faux de prétendre que chacune des personnes présentes savait exactement de quoi il en retournait. En effet, plusieurs interventions au micro ont permis aux exécutantes et aux exécutants de constater que plusieurs rumeurs avaient eu le temps de se répandre durant la pourtant courte semaine de préavis statutaire qu'on avait donné. Plusieurs semblaient en effet penser qu'il serait question de voter la grève générale illimitée, d'autres semblaient craindre que celle-ci soit votée à leur insu, durant les vacances de Noël. La forte participation a permis de rendre compte d'une certaine panique parmis les plus fervents détracteurs de la grève.
Il convient toutefois de signaler que cette assemblée générale avait été convoquée par le conseil exécutif en trombe après la grève du 10 novembre dernier, pour discuter de la suite des événements, à la lumière des récents agissements des fédérations étudiantes (FECQ et FEUQ) et de la formation prochaine de la Coalition Large de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE).
Un débat houleux
L'assemblée générale n'a adopté qu'un seul mandat : celui de se joindre à la CLASSE. Toutefois, la mitigation de ce vote a quelque peu bouleversé les militants et les militantes de la SOGÉÉCOM, qui ne s'attendaient pas à voir tant de gens s'y opposer, d'autant plus que toutes les interventions sur la question semblaient approuver l'adhésion de la SOGÉÉCOM à la CLASSE.
S'en est suivi une plénière sur les récents agissements des fédérations étudiantes, qui ont proposé au gouvernement du Québec de troquer le gel des frais de scolarité contre l'abolition du crédit d'impôt aux étudiants et aux étudiantes. Cependant, il était clair qu'une bonne proportion des gens présents s'étaient déplacés pour ne parler que d'une chose : la grève. En conséquence, c'est sur ce sujet qu'a porté tout le reste de l'assemblée générale, dans une plénière de plus de quarante minutes !
La formation continue aussi était là!
Dans tout ce brouhaha, une critique sérieuse et importante a été portée à l'exécutif quant au peu d'information que reçoivent les étudiants et les étudiantes à la formation continue, spécialement ceux qui étudient sur les autres campus du Collège de Maisonneuve que sont le 2030, Pie-IX, et l'Institut de Procédés Industriels (IPI).Le conseil exécutif a décidé de tenter de remédier à la situation en déléguant la permanente administrative de la SOGÉÉCOM, Émilie Champoux, sur le campus du 2030 tous les jeudi midis afin qu'elle tienne une table d'information pour les étudiants et les étudiantes qui souhaiteraient être d'avantage informés. L'exécutif fera également pression sur l'administration afin d'obtenir le droit d'afficher à ces deux endroits, ce qu'il ne peut faire présentement, faute de babillards. Rappelons que depuis l'automne 2010, tous les étudiants et les étudiantes à la formation continue sont membres de la SOGÉÉCOM.
Cette assemblée générale, si elle n'a pas plu à tout le monde, aura au moins eu le mérite d'offrir à tous ceux et toutes celles qui souhaitaient s'exprimer la chance de le faire, et si on a pu constater d'une part que plusieurs restent encore ambivalents quant à la question de la grève, on a aussi été à même de se rendre compte d'une chose: ceux et celles qui y croient fermement ne sont pas près de lâcher la serviette. La lutte continue, et d'aucuns savent que s'il advenait qu'ils et elles échouent, personne ne pourra jamais leur reprocher de n'avoir rien fait. Mais attendons, pour voir...
